En ce début d’année 2017, la hausse des taux pour le crédit immobilier à taux fixe se confirme dans le sillage de la hausse des OAT (Obligation Assimilable au Trésor). Depuis un peu moins de 8 mois l’indice de référence à augmenter de 0,1% en valeur absolue, il est passé d’environ 1,1%. C’est une hausse significative en très peu de temps qui révèle à priori un changement de tendance même si ce sont toujours des taux très bas par rapport aux cours historiques des OAT sur plusieurs années et son maximum à presque 18% en 1982 avec une inflation à 14%.

A ce jour et malgré les hausses successives des taux de crédit immobilier des banques et organismes de financement, cette hausse ne s’est pas entièrement répercutée sur les taux des crédits. Si la tendance se poursuit à ce rythme encore quelques années, nous pourrions rapidement retrouver les taux d’avant le début de la crise du crédit.

Deux facteurs pourraient être à l’origine de ce changement de tendance.

Le premier ce sont les anticipations d’inflation qui ont repris le chemin de la hausse pour le première fois depuis le début de la crise du crédit, soutenues par la hausse de l’énergie et notamment le prix du baril de pétrole suite aux accords de réduction de la production des pays producteurs.  Contrairement à une période passée où la Chine était un moteur de la consommation de matières premières et d’énergie avec un risque inflationniste, aujourd’hui c’est plutôt la reprise annoncée au États-Unis qui tire les taux vers le haut ainsi que l’ensemble des zones de conflit dans le monde qui augmentant le risque de nouvelle crise mais également le risque d’explosion de la zone Euro avec le problème Target 2. En effet selon l’étude de l’IFO, le sérieux institut allemand de recherche économique, les recouvrements du compte TARGET de la banque centrale allemande sont  passés de 5 milliards d’euros en 2006 à 323 milliards en 2011, si ce déséquilibre ne se résorbe pas et rien ne semble l’annoncer, il va y avoir des modifications dans le fonctionnement de l’Euro qui pourraient signer sa fin, c’est une histoire à suivre de près.

Si cette tendance se poursuit, la Banque Centrale Européenne qui a annoncé réduire son programme de rachat pourrait également se trouver dans l’obligation d’augmenter ses taux.

Le deuxième facteur c’est le risque qui pèse sur la dette souveraine  en Europe suite aux crises grecque, irlandaise, Espagnole, Italienne, etc…  ce risque, accompagnée de mauvaises nouvelles des agences de notations pourrait également conduire à une poursuite de la hausse des taux sur les dettes souveraines en Europe et par voie de conséquence une hausse des taux des crédits immobiliers en France.

Troisième facteur de risque en Europe c’est la sortie d’un pays de la Zone Euro, l’Italie par exemple ce qui ne semble plus impossible comme l’a annonce Mario Draghi en indiquant que dans ce cas ce pays devrait rembourser la Banque Centrale Européenne, ce que l’on sait impossible et qui engendrerait encore d’autres crises pour les pays de la Zone Euro qui devrait faire face à quelques centaines de milliards de dettes supplémentaires la France en ayant pour plus de 20%.

Cette hausse des taux de crédit immobilier qui semble faible pour l’instant va indubitablement rogner sur la capacité d’investissement des ménages avec pour corolaire une pression sur les prix de l’immobilier à la baisse, le pouvoir d’achat des ménages semblant plutôt stable en cette période de hausse du taux de chômage que rien ne semble arrêter. Alors à moins d’augmenter indéfiniment la durée prêts pour diluer dans le temps le prix de l’immobilier, ou d’autoriser des taux d’endettement hors normes, cette hausse des taux si elle se poursuit pourrait changer la tendance des prix sur le marché immobilier à moyen terme.

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