Crédit à la consommation, les particuliers sont plus prudents selon les derniers chiffres transmis par les banques et organismes de financement. Les professionnels expliquent cette nouvelle tendance par un environnement économique moins propice à la consommation des ménages.

Les prêts personnels et autres crédits à la consommation  ont chuté de 7,4% en janvier 2012 par rapport à janvier 2011, selon l’Association française des sociétés financières. L’année 2011 avait débuté avec une progression de 9,3% au premier trimestre mais ce rythme a chuté au second trimestre avec un repli de -1,8%, au troisième trimestre le repli fut de -3,7% et s’est accéléré au quatrième trimestre à -4,5%. Cette chute est importante, c’est un retour en arrière de 10 ans puisque nous sommes revenu aux volumes de 2000.

Toujours selon les mêmes sources, cette chute serait en partie la conséquence :

  • de la réforme Lagarde mise en place en 2011 sur crédit à la consommation dont l’objectif est un encadrement plus strict des procédures de souscription et notamment pour le crédit renouvelable (ex. credit revolving ou réserve d’argent) afin d’éviter les situations de surendettement.
  • de la baisse des ventes de voitures neuves dont le financement par le particulier représente plus de 40% des crédits à la consommation souscrits en France. Le volume du crédit auto a diminué de 14,5% en janvier 2012 par rapport à janvier 2011.

S la chute des ventes de voiture a une explication conjoncturelle, la crise économique et financière, en revanche les effet de la réforme du crédit à la consommation ont un impact plus structurel, il y a peu de chance de faire machine arrière.

Par exemple il faut savoir que la loi Lagarde contraint les banques et organismes de crédits à la consommation à proposer obligatoirement une alternative au prêt renouvelable au-delà de 1000 euros, c’est à dire un prêt à la consommation amortissable classique, cette alternative obligatoire élimine les dossier les plus limites en terme de financement, par conséquent réduit le nombre des crédits souscrits. Il est également prévu que chaque mensualité d’un crédit consommation doit obligatoirement comporter une part de remboursement, cette contrainte fait obligatoirement augmenter la mensualité et par conséquent le taux d’endettement et financement les dossiers les plus tendus ne passe plus.